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Un peu avant la fortune

mercredi 30 janvier 2008, par Georges Fernandes

On pourrait penser d’Etienne que c’est un looser. Célibataire depuis 1 an, il ramasse des vestes avec les filles. Au chômage depuis trois mois, sa seule fortune « était » son couple d’ami, Lise et Franck. « Était » car maintenant sa nouvelle fortune c’est son billet de loto gagnant de trois millions d’euros. Voici un homme à qui il n’arrive rien depuis 1 an et qui d’un coup gagne au loto, se perd en banlieue (merci les transports), se fait voler son portefeuille (merci les voyous), a failli se faire écraser par une voiture conduite par un chien (merci les Anglais), se fait accueillir par un croque-mort (bonjour l’imagination), a un accident de voiture et se retrouve à demi noyé dans un canal (merci l’ambulance), retrouve son ex-copine qui veut reprendre la vie commune avec lui, ce qui l’inquiète car il ne sait pas si elle revient pour lui ou pour l’argent qu’il vient de gagner. Le bonheur n’est pas présent. Pour finir dans les malheurs, Etienne se fait voler son billet de loto par une fille qui prétend travailler pour la Française des jeux. La boucle est bouclée, les problèmes disparaissent. C’est le grand moment fort de l’histoire. Ses amis restent avec lui, même pauvre, son ex-copine l’invite en voyage aux Antilles et veut vraiment recommencer leur histoire d’amour... la finale de l’histoire est grandiose car malgré tous les tourments qui semblent s’abattre sur lui, Etienne n’est pas un looser et il est même drôlement rusé. Il est arrivé à se jouer de tous et de tout. C’est comme on dit avoir les pieds sur terre.

Le duo Dupuy-Berberian avec Denis et Ruby aux couleurs nous apporte un peu d’humour, de dérision avec « Un peu avant la fortune ». Que se passe t-il quand on apprend que l’on a gagné au loto ? On fait la fête ? On dépense son argent avant de l’avoir ? Faut-il se méfier de ses amis et connaissances ? Et puis cette chance n’est-elle pas le commencement d’une suite de malchances et de catastrophes, car c’est bien connu, il faut toujours payer la chance. L’idée de mettre en avant un homme qui ne semble pas avoir le contrôle des événements est bien trouvée. Cela apporte des moments bien loquaces.

Il est à noter que ce tandem vient de se voir décerner le Grand Prix 2008 du Festival de la bande dessinée d’Angoulême. pour l’ensemble de leur oeuvre.

  • Dupuy - Berberian & Denis & Ruby
  • Air Libre Dupuis

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